Contexte général

La ville de Langogne rayonne sur un large bassin de vie, à cheval sur les limites administratives de trois départements, la Lozère, la Haute-Loire et l’Ardèche et de deux grandes régions, l’Occitanie et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se situe à égale distance du Puy-en-Velay et de Mende, soit 45 kilomètres.

Du fait de l’éloignement des grandes agglomérations, l’aire d’influence de Langogne est prépondérante sur ce territoire. 

En effet, elle concentre l’essentiel des commerces, des services et des activités. Proportionnellement à son nombre d’habitants, la commune de Langogne est très bien dotée en équipements publics et privés qui n’existent pas toujours dans des villes de cette taille.

Cette situation génère un espace de vie ayant une identité forte. L’aire de consommation est estimée en 2016 à environ 15 000 personnes. Ce bassin est situé dans une zone qualifiée d’hyper ruralité avec une densité de population peu élevée, c’est-à-dire moins de 15 habitants par km². Les équipements routier, ferroviaire, numérique ou de téléphonie mobile existent mais restent fragiles et parfois menacés.

Ce territoire est également marqué par une forte saisonnalité touristique. Cette activité saisonnière découle de l’affluence d’une clientèle de passage et d’une quantité importante de résidences secondaires. Essentiellement composés de citadins, ces consommateurs sont attirés, autant par la situation géographique de Langogne à 1000 mètres d’altitude avec un lac de 1000 hectares à proximité que par la qualité et le dynamisme des acteurs locaux.

Le tissu économique est majoritairement composé d’entreprises commerciales, artisanales et agricoles de très petite taille. Cette spécificité qui semble à l’heure actuelle être un frein au développement économique face aux grands groupes peut se révéler un atout dans un contexte de différenciation par rapport à la standardisation des modes de consommation. Ces TPE assurent la vitalité économique du territoire. 

Elles sont impliquées dans son attractivité au travers des associations et des collectivités, et mènent des actions communes de développement souvent bénévoles.
Ces éléments détaillés ci-dessus entraînent une attente forte de la part des habitants, des usagers, et des professionnels en matière de développement local.

La problématique concerne la capacité du territoire à maintenir les activités présentes, à attirer de nouvelles entreprises et à développer son dynamisme ainsi que sa notoriété.

 

Historique de la démarche

Pour répondre à ce questionnement, il est apparu nécessaire de créer une plateforme internet pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation et aux nouveaux modes de vie qui changent. Cette interface internet a été imaginée avec l’ambition d’être une porte ouverte sur le territoire et un lien entre les acteurs qui le composent.

Pour ce faire elle doit participer à la diffusion de l’information locale, elle doit générer une offre commerciale et de services de proximité et elle doit permettre de créer des actions communes en développant des habitudes de mutualisation.

En parallèle de cette réflexion, Langogne est la ville pilote d’un projet d’envergure nationale dont la volonté est de faire émerger des structures coopératives visant au maintien, au développement et à l’attractivité des centres villes. 

Inspirés par le modèle québécois des sociétés de développement commercial, des acteurs du bassin de vie se sont mobilisés pour imaginer un modèle « à la Française ».

La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) s’est révélée comme la forme adaptée pour accueillir cet outil internet en réflexion depuis de longs mois. De plus, l’avantage de ce type de société est d’associer tous les acteurs concernés, publics et privés. 

La SCIC est une société commerciale à but non lucratif. 

De par sa forme coopérative, un homme, une voix, elle garantit l’intégrité territoriale des actions et des investissements réalisés. La SCIC est alors apparue comme une formidable opportunité pour rendre l’impossible possible.


Finalité d’intérêt collectif de la Scic

1 – Mutualisation, coopération et développement local – développer des habitudes de travail entre les acteurs, – fédérer les professionnels, la population et les collectivités, – mutualiser des moyens pour les entreprises, – professionnaliser les actions et les animations des commerçants, – valoriser nos savoir-faire artisanaux, commerciaux et nos produits agricoles, – créer de la notoriété, – renforcer le bassin de consommation.

2- Maintien et consolidation des acteurs économiques – maintenir un lien avec la clientèle de passage tout au long de l’année, – avoir des ressources propres afin d’être indépendant dans la mise en place de projets, – mettre en place des outils pour le développement économique, – faciliter l’installation de projets individuels ou collectifs, – être exemplaire pour d’autres communes dans la même situation, – favoriser les projets économiques de circuit court et de proximité.

3 – Préservation d’un patrimoine environnemental et d’un cadre de vie de qualité – préserver la santé des producteurs, des transformateurs et des consommateurs – assurer au territoire son autonomie alimentaire et énergétique, – préserver l’environnement et la ressource en eau, – lutter contre toutes les formes de pollution.

 

Les valeurs et principes coopératifs

Le choix de la forme de société coopérative d’intérêt collectif constitue une adhésion à des valeurs coopératives fondamentales telles qu’elles sont définies par l’Alliance Coopérative Internationale avec notamment : – la prééminence de la personne humaine ; – la démocratie ; – la solidarité ; – un sociétariat multiple ayant pour finalité l’intérêt collectif au-delà de l’intérêt personnel de ses membres ; – l’intégration sociale, économique et culturelle, dans un territoire déterminé par l’objet social.
Le statut Scic se trouve en parfaite adéquation, par son organisation et ses objectifs, avec le projet présenté ci-dessus.

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